Archives du mot-clé cerneaux

Les noix, comment les casser pour avoir de beaux cerneaux

noix
noix

Les noix sont excellentes pour la santé, tout le monde le sait. Cependant, ce n’est pas uniquement  pour ça que nous les aimons.

Car, la noix, c’est aussi un bout de culture, un peu d’art de vivre, de tradition, de bien-être. En fait, on ne les casse pas à toute hâte. En premier lieu, on le fait calmement pour accompagner un bout de fromage et un peu de vin rouge ou une pomme. Par ailleurs, on le fait en famille, entre amis, en parlant de tout et de rien.

Une tradition ancestrale

D’ailleurs, chez nous, dans le sud-ouest, elles jouent un rôle important. Elles sont partie intégrante de notre culture, de notre terroir. À cet égard, on peut noter qu’elles ont même leur syndicat, c’est pour dire…

noix
noix du Périgord

Elles accompagnent merveilleusement bien les fromages, se glissent dans les pains, les gâteaux, les glaces, les liqueurs, les salades, les confitures et multitudes plats cuits familiaux. On en tire aussi une huile excellente.

Mon père, véritable Périgourdin et fier de l’être, les déguste tout simplement avec gourmandise pour accompagner les pommes, comme ses parent le faisaient aussi et le geste de les casser fait partie du rituel.

On ne veut pas se les faire casser 😉

Avez-vous remarqué qu’une noix est incomparablement meilleure quand on l’a cassée soi-même que quand on vous l’offre hors de sa coquille? C’est bizarre hein? Or, c’est une réalité. Ce petit craquement sec et sonore si particulier  va droit au coeur et au « système de la récompense » du cerveau de celui qui le provoque. Une fois la coquille affaiblie, elle crépite sous les doigts et sous la pression du casse-noix pour s’abandonner enfin, en deux  ou en mille morceaux, à celui ou celle qui aura su la dompter. Alors, il ne reste plus qu’à déguster en vainqueur le savoureux petit noyau charnu.

noix

Est-ce le plaisir d’avoir vaincu la puissante résistance du fruit ne voulant céder son trésor qu’à celui qui l’a mérité? La victoire face à un adversaire d’une force considérable dont on savoure l’abandon? Et avez vous déjà ressenti cette abominable et heureusement furtive frustration de ne pas avoir réussi à briser une noix particulièrement dure? La noix épluchée qu’on vous offre n’aura pas la même saveur jouissive, n’est-ce pas?

De toute évidence, la noix fait naître en nous des instincts archaïques de dominateurs hédonistes. On n’a pas envie de la manger décortiquée, même si c’est par quelqu’un de bien intentionné. On brûle de le faire soi-même pour goûter pleinement la saveur du – modeste, soit, mais cependant réel, modeste triomphe de sa propre puissance. Et cela, en toute innocence, en toute inconscience et en toute tranquillité. La force tranquille quoi…

La technique pour casser des noix

Mais aujourd’hui, je voulais vous parler un peu de technique. Pour être précise, je voulais vous faire mettre le doigt, ou plutôt le casse-noix , sur la technique à appliquer pour avoir de beaux cerneaux qui restent entiers.  Le fait qu’ils restent en une seule partie n’est en rien le résultat d’un talent particulier, ni le fruit du hasard.

Je dois vous avouer que, pendant longtemps, j’ai cassé mes noix sans réfléchir, obtenant parfois de beaux cerneaux, mais ça ne marchait pas toujours. Je prenais mille précautions, et avais cependant des brisures neuf fois sur dix. C’était toujours une histoire chance et je les  mettais précieusement de côté pour décorer ma salade ou mon gâteau. Le reste, c’étaient des quarts, voire des huitièmes de noix. J’admirais sincèrement ceux qui réussissaient à avoir des fruits entiers et mettais ça sur le compte d’une très longue expérience et d’une belle habileté manuelle. ÉBIN NON! En fait, c’est un truc, et un truc tout bête en plus! Comment ne l’ai-je pas trouvé plus tôt!

Un jour, j’ai décidé de m’observer moi-même avec beaucoup d’attention en cassant des noix. Et vas-y que j’écrase dans un sens, et vas-y que je tourne dans tous l’autre, un coup dessus, un coup sur le côté, que j’appuie à la verticale…pas convaincant. Le beau cerneau était encore et toujours le produit du hasard.

Parce que ça me paraissait logique, cet endroit étant le plus faible,  j’appuyais toujours plus ou moins près de ce que j’appellerai la soudure, l’endroit où les deux moitiés se rejoignent.

Noix
Perpendiculaire à la « soudure »

En réalité, c’était bien parce que c’était à cet endroit là que la résistance était la plus faible, et là était la grande erreur!

Le secret

À force d’observer ce qui se passait à chaque fois ce qui se passait et de me repasser mentalement le film quand elles restaient entière, j’ai fini par percer le secret. Maintenant, je sais casser les noix comme une pro, et il n’y a même pas besoin de s’entraîner, tout le monde y arrive. Il suffit juste de savoir comment.

En fait,  il faut placer le casse-noix , non sur la soudure, mais exactement à l’opposé en faisant un quart de tour.

Noix
Parallèlement à la soudure

Commençons par examiner la chose. La noix se présente sous la forme d’un petit cerveau à deux lobes. Ces lobes sont séparés par une membrane de bois mince, elle même rattachée à la coquille.

Si on écrase avec précaution, perpendiculairement à la soudure comme je le faisais si souvent autrefois, on peut voir la noix encore entière. Jusque là, tout va bien.

Noix
On voit la noix entière

Donc, on essaie de séparer les deux côtés de la coquille. Hélas, la membrane casse neuf fois sur dix, retenant les deux moitiés de noix emprisonnées dans les coquilles.

Noix
les deux parties sont bien séparées, mais prisonnières de la coquille

Oui, avec un peu (beaucoup) de chance, on pourra sortir un cerneau qui restera entier, mais une fois de plus, je n’ai pas réussi et j’ai quatre parties.

Noix
je n’ai pas réussi à sortir les cerneaux sans les casser…

La solution

Alors, si maintenant, j’écrase la noix en parallèle à la soudure,c’est à dire en appuyant les deux moitiés l’une sur l’autre,  cela demande beaucoup plus de force. C’est sans doute la raison pour laquelle on tourne instinctivement toujours la noix. Il faut un très bon casse-noix…ou un marteau. Mais la noix mérite vraiment d’investir dans un bon casse-noix. Elle nous veut tellement de bien!

Noix
Parallèlement à la soudure

Certes, ma noix à l’air bien plus mal en point. On dirait qu’elle est toute aplatie.

Cependant, contrairement aux apparences, elle a beaucoup moins souffert.

Noix
Elle a l’air mal en point, mais c’est moins grave qu’il n’y paraît

Finalement, comme je n’ai pas brisé la membrane et qu’elle a plus d’élasticité dans ce sens, les cerneaux sont restés entiers.

noix
Les cerneaux ne sont pas abîmés

En fait, ça marche presque à tous les coups! La membrane s’enlève sans aucune difficulté. Super, non?

Noix
Les cerneaux sont restés entiers

Au fait, savez-vous que les noix se congèlent très bien?

Alors, qu’est ce que vous en pensez? Avez-vous essayé de casser une noix sans briser les cerneaux? Que pensez vous de cette astuce toute bête mais si résolument efficace?

À bientôt pour le prochain article

Votre Natiline

.

 

 

recherches utilisées pour trouver cet articlecomment casser une noix qui est dure, casser des noix sans briser les cerneaux, comment bien casser les noix, astuce pour casser des noix, enlever les cerneaux des noix, comment faire de beau cerneaux de noix, comment casser noix pour obtenir cerneaux entiers, comment casser noix, comment casser des noix sans casse-noix, comment casser des noix facilement